Climat et durabilité
Gérer les enjeux complexes associés au climat.
La préparation opérationnelle consiste à être prêt à intervenir face à un large éventail de risques, qu’ils soient prévus ou non. Il faut mettre en place les bons systèmes, processus et personnes pour assurer la circulation sécuritaire de l’eau, même lorsqu’une catastrophe survient.
Pour les services publics en eau, cet aspect couvre autant les interventions en cas d’urgence ou de sinistre que la gestion proactive des risques et la planification de scénarios. L’objectif consiste à réduire au minimum les perturbations, protéger la santé publique et accélérer le rétablissement.
Les risques auxquels les services publics en eau sont confrontés s’accroissent et évoluent. Les changements climatiques créent des phénomènes météorologiques de plus en plus fréquents et graves. En 2022, la rivière Maribyrnong, en Australie, est sortie de son lit, causant la crue la plus haute jamais enregistrée. Des centaines de foyers ont alors été inondés, ce qui a encouragé les autorités à réviser à fond la modélisation des crues et les stratégies d’atténuation.
Les services publics doivent aussi composer avec d’autres dangers et phénomènes naturels, les menaces en cybersécurité, le terrorisme et les perturbations de la chaîne d’approvisionnement. Aux États-Unis, par exemple, l’Agence de protection de l’environnement exige que les services publics desservant plus de 3000 clients effectuent régulièrement des évaluations des risques et de la résilience. On s’attend de plus en plus à ce que ces organismes adoptent une approche holistique, qui tient compte de toutes les vulnérabilités possibles dans leurs systèmes.
Se préparer sur le plan opérationnel pour les risques commence par une compréhension approfondie des menaces possibles. Voici quelques mesures clés à prendre :
Chez GHD, nous aidons les services publics en développant des mesures de surveillance en temps réel du niveau de l’eau et de modélisation prédictive pour faciliter l’intervention en cas d’urgence lors de phénomènes météorologiques majeurs. Pour les eaux usées et pluviales, nous avons créé des modèles de gestion du réseau et des actifs pour comprendre le fonctionnement du réseau dans plusieurs situations. Nous avons aussi évalué la criticité d’une station de pompage et d’une usine de traitement des eaux usées en cas de catastrophe naturelle. Nous avons organisé des exercices de simulation et de planification des mesures d’intervention en cas d’urgence pour aider les services publics à améliorer leur préparation opérationnelle. En combinant une planification proactive avec des capacités réactives et en déployant des solutions éprouvées avec des technologies novatrices, les services publics en eau peuvent développer leur résilience et s’adapter à tout ce qui se mettra sur leur chemin.
Même si l’importance de la préparation opérationnelle est bien connue, la mise en œuvre de stratégies efficaces est parfois complexe. Un des défis actuels est la nature évolutive des risques climatiques. Les inondations de 2024 à Melbourne, en Australie, ont démontré que, malgré une amélioration des prévisions et des modèles de crues, les villes subissent tout de même des perturbations importantes, notamment des fermetures de route et l’inondation des propriétés.
Un autre élément à considérer est la dépendance aux lignes directrices existantes, qui ne reflètent pas toujours les dernières données scientifiques. S’ensuit alors une approche prudente qui ne traite pas complètement tous les risques possibles et la vitesse à laquelle ils peuvent se concrétiser. Les investissements dans la modélisation de scénarios, les outils de données et la gestion globale des risques varient d’un secteur à l’autre. D’ailleurs, certains services publics sont confrontés à des limites en matière de ressources ou de capacités internes.
Les limites de budget et les priorités concurrentes influencent aussi l’ampleur des investissements des services publics dans la planification de leur futur état de préparation. Il existe des exemples de projets novateurs et d’avancées dans la préparation opérationnelle, mais il reste des possibilités d’adopter plus largement ces pratiques.
En réalité, les services publics ne peuvent pas prédire tous les événements possibles. Ils peuvent toutefois investir dans leur préparation opérationnelle pour améliorer leur résilience en cas d’imprévus. Il s’agit notamment de dépasser la conformité minimale et d’adopter une culture d’amélioration continue, de planification de scénarios et d’investissements dans les nouvelles technologies.
Une des approches prometteuses est le modèle des voies adaptatives, qui encourage les services publics à planifier en fonction d’un large éventail d’avenirs possibles au lieu de dépendre d’une seule prévision. En étudiant plusieurs scénarios et en améliorant la flexibilité de leurs systèmes, les services publics peuvent s’adapter à l’évolution des conditions, que ce soit en raison du climat, de la technologie ou d’autres risques émergents.
Dans un monde où la seule certitude est l’incertitude, la préparation opérationnelle n’est pas seulement une case à cocher, c’est un engagement continu à l’égard de la protection de notre ressource la plus importante. Investir dans les gens, les processus et la technologie aujourd’hui, avec notre soutien, aidera les services publics en eau à surmonter tout ce que demain apportera.
Gérer les enjeux complexes associés au climat.
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