Quels résidus miniers conviennent à la réutilisation?
Aucun type de résidus miniers ne convient intrinsèquement à la réutilisation. De nombreuses personnes présument que les résidus du minerai de fer sont plus faciles à réutiliser que les résidus sulfurés, ou que certains produits offrent davantage de débouchés que d’autres. Toutefois, ces présomptions éliminent parfois des utilisations prometteuses avant même qu’elles ne soient étudiées adéquatement.
Concrètement, la pertinence dépend du matériau lui-même et de sa capacité à répondre aux besoins du marché et aux exigences de l’industrie. Certains matériaux peuvent exiger davantage de traitement que d’autres, mais cela ne doit pas les éliminer automatiquement. La seule façon de comprendre le potentiel d’un matériau est la caractérisation, la mise à l’essai et la communication avec l’organisme de réglementation et les industries qui pourraient en tirer profit.
Aucun type de résidus miniers ne convient intrinsèquement à la réutilisation. De nombreuses personnes présument que les résidus du minerai de fer sont plus faciles à réutiliser que les résidus sulfurés, ou que certains produits offrent davantage de débouchés que d’autres. Toutefois, ces présomptions éliminent parfois des utilisations prometteuses avant même qu’elles ne soient étudiées adéquatement.
Concrètement, la pertinence dépend du matériau lui-même et de sa capacité à répondre aux besoins du marché et aux exigences de l’industrie. Certains matériaux peuvent exiger davantage de traitement que d’autres, mais cela ne doit pas les éliminer automatiquement. La seule façon de comprendre le potentiel d’un matériau est la caractérisation, la mise à l’essai et la communication avec l’organisme de réglementation et les industries qui pourraient en tirer profit.
Par où commencer?
Il faut commencer par les matériaux à disposition, et non par le produit, car les résidus miniers associés à un même produit peuvent donner différents résultats. Par exemple, deux exploitations de minerai de fer peuvent produire des matériaux avec des caractéristiques distinctes qui conviennent à des applications différentes. Le même principe s’applique aux exploitations polymétalliques, de cuivre et d’or.
La première étape consiste à prélever un échantillon représentatif et à le caractériser. Cela permet d’établir une vision claire du matériau et de sa performance possible pour plusieurs applications. Cette étape comporte habituellement des analyses chimiques, minéralogiques et granulométriques, ainsi que des études de libération minérale. Ensemble, ces analyses démontrent la répartition du matériau dans les résidus miniers et les utilisations possibles de ces flux.
Les contaminants rendent-ils automatiquement les résidus miniers inutilisables?
À elle seule, la présence de contaminants n’empêche pas nécessairement la réutilisation. Les résidus sulfurés fins soulèvent souvent des inquiétudes parce qu’ils contiennent un niveau élevé de contaminants. Ils pourraient aussi être trop fins pour les utiliser directement dans des applications qui exigent des matériaux plus grossiers.
Déterminer où les contaminants se trouvent dans les matériaux et comprendre comment il est possible de les séparer de la portion non métallique permet souvent de découvrir des flux non métalliques qui peuvent être réutilisés. Par exemple, les contaminants associés aux sulfures se concentrent parfois dans un plus petit flux lors du traitement. Si cela survient, la portion restante, riche en silice, peut contenir une concentration beaucoup plus faible de contaminants et, après des essais environnementaux et une classification, pourrait convenir à une valorisation.
Il est possible d’utiliser une séparation magnétique, une séparation par gravité, le déschlammage et la flottaison des contaminants concentrés vers un plus petit flux pour produire un matériau non métallique plus propre qui peut être réutilisé de plusieurs façons.
Comment savoir si le matériau peut être utilisé?
En plus de comprendre la composition du matériau, il faut bien comprendre si celui-ci peut répondre à un besoin de l’industrie. Dans de nombreux cas, le matériau peut être séparé en plusieurs flux différents, chacun créant une utilisation finale ou un produit différent. Le prélèvement d’échantillons représentatifs, la caractérisation et la présélection des produits forment la base d’une discussion constructive avec des utilisateurs finaux potentiels.
Les fabricants de béton et les producteurs de céramique évaluent la matière première en fonction des spécifications de leurs produits. Les résidus miniers deviennent pertinents que s’ils répondent à ces exigences, qui tiennent comptent de la minéralogie, de la chimie, de la taille des particules, de la teneur en eau, des contaminants, de la consistance et des volumes disponibles.
Il faut discuter en amont avec les fabricants et les utilisateurs finaux parallèlement à la réalisation de l’évaluation environnementale et de la validation du produit. Ces conversations révéleront si les matériaux peuvent répondre aux spécifications de l’industrie et appuyer une application commerciale.